Situations · Ma vie ne me correspond plus

Tout va bien. Alors pourquoi je ne me sens pas bien ?

Sur le papier, tout est en place. Le travail, la maison, les proches, peut-être même ce dont vous rêviez il y a quelques années. À l'intérieur pourtant, quelque chose ne suit plus, et vous avez du mal à l'expliquer, même à vous-même.

  • « J'ai tout pour être heureux, alors je n'ose même pas me plaindre. »
  • « Je fais tout ce qu'il faut, mais j'ai l'impression de vivre la vie de quelqu'un d'autre. »
  • « Tout le monde compte sur moi. Personne ne me demande comment je vais vraiment. »

Quand tout tient, sauf l'envie

Vous vous levez, vous faites ce qu'il y a à faire, et vous le faites bien. De l'extérieur, votre vie a l'air solide, enviable même. Seulement, le dimanche soir pèse plus lourd qu'avant. Les projets qui vous motivaient vous laissent indifférent. Vous êtes fatigué d'une fatigue que les week-ends n'effacent plus, et une petite phrase vous traverse l'esprit. « C'est donc ça, la suite ? »

Ce décalage a plusieurs visages. On a réussi ce qu'on avait prévu, et on découvre que ce n'était pas tout à fait ce qu'on voulait. On a changé, mais sa vie est restée la même. On a construit beaucoup autour des attentes des autres, de sa famille, de son milieu, de son métier, et on ne sait plus très bien ce qui vient de soi. Ou bien on porte tout depuis si longtemps qu'on ne s'est jamais posé la question.

Ce décalage n'a rien d'exceptionnel. En France, la satisfaction moyenne dans la vie est de 7,2 sur 10 en 2024, et même les 10 % les plus aisés s'arrêtent en moyenne à 8 sur 10, selon l'Insee : une vie confortable ne garantit pas de se sentir bien dedans. J'en parle plus longuement dans un article consacré à ce décalage.

Les personnes solides connaissent bien ce décalage. Ce sont celles qui tiennent, qui gèrent, sur qui tout le monde s'appuie. Elles avancent sans se plaindre, parce qu'objectivement elles n'ont « pas de raison ». Alors elles attendent que ça passe, ou qu'il y ait enfin une vraie raison d'aller mal.

Entre relativiser et tout quitter

Quand tout va bien en apparence, on se raisonne. D'autres ont bien plus de difficultés. Vous devriez être reconnaissant. C'est une période, ça ira mieux après les vacances. Ces pensées sont sincères et contiennent une part de vérité. Elles ne font pas disparaître pour autant ce que vous ressentez, elles vous apprennent seulement à ne plus l'écouter.

À l'inverse, se dire qu'il faudrait tout quitter n'aide pas davantage. Entre « je ne change rien » et « je change tout », il y a en général beaucoup de place pour des ajustements plus justes, qui ne mettent pas en péril ce qui compte pour vous.

Ce malaise vous signale que quelque chose s'est décalé entre la vie que vous menez et la personne que vous êtes aujourd'hui. Vous n'avez pas à mériter le droit de changer quelque chose dans votre vie en allant suffisamment mal.

Partir de la vie que vous avez

On travaille à partir de votre vie telle qu'elle est, avec ses contraintes et ses attachements, pour chercher ce qui la rendrait plus juste pour vous. Plusieurs questions peuvent guider ce travail.

  • Le moment où les choses ont commencé à glisser, et ce qui a bougé depuis
  • La part de vos choix qui vient de vous, et celle qui répond aux attentes des autres
  • Ce qui vous coûte le plus aujourd'hui, et ce qui vous donne encore de l'élan
  • Ce que vous tenez à garder, et ce que vous aimeriez voir évoluer
  • Des changements à taille réelle, à votre rythme, sans tout remettre en cause

Une heure où vous n'avez rien à porter

Vous n'avez pas besoin d'avoir une raison « suffisante » pour venir, ni de savoir exactement ce qui ne va pas. « Tout va bien et je ne me sens pas bien » est un très bon point de départ.

Au fil de la séance, je fais des liens entre votre travail, vos relations, votre énergie et ce que vous dites de vous. Je n'ai pas de vie idéale à vous proposer, et je ne déciderai pas à votre place. Je vous aide à y voir plus clair, puis à traduire ce que vous comprenez en choix concrets.

Si vous êtes de celles et ceux qui portent tout, cette heure-là est aussi un endroit où vous n'avez rien à porter pour personne. On peut y parler de choses sérieuses et en rire de temps en temps. Les deux vont très bien ensemble.

Quand il faut d'abord voir un médecin

Mon accompagnement est individuel et non médical. Si la fatigue devient écrasante, si vous n'arrivez plus à faire face au quotidien ou si des idées noires s'installent, parlez-en rapidement à votre médecin. Un suivi médical peut être nécessaire, et nous pourrons travailler en parallèle si c'est utile. En cas de danger immédiat, pour vous ou pour quelqu'un d'autre, contactez sans attendre les services d'urgence du pays où vous vous trouvez.

Vous pouvez avoir une belle vie et ne plus vous sentir bien dedans.

Vos questions sur ce sujet.

Je n'ai pas de vrai problème. Est-ce que ça vaut la peine de réserver ?

Si quelque chose vous pèse assez pour que vous lisiez cette page, oui. Vous n'avez pas à attendre que tout s'effondre. Une séance sert justement à regarder ce décalage tant qu'il vous laisse encore de la marge.

Est-ce que vous allez me pousser à tout changer ?

Non. Je ne décide pas de votre vie à votre place, et tout changer est rarement nécessaire. On cherche ensemble ce que vous voulez garder, ce qui vous coûte, et les ajustements qui ont du sens pour vous.

Je porte déjà beaucoup : travail, famille, responsabilités. Comment trouver le temps ?

Une séance dure 60 minutes, en visio, depuis l'endroit de votre choix. Vous réservez à l'unité, au moment qui vous convient, sans vous engager sur un nombre de séances. Ce sera peut-être la première heure depuis longtemps qui n'appartient qu'à vous.

Autres situations.

Si vous vous reconnaissez un peu partout, c'est fréquent. On part de ce qui pèse le plus aujourd'hui.