Expatriés · 6 min de lecture

Retour d'expatriation : étranger chez soi, le choc dont on parle peu

Vous êtes rentré, ou vous êtes sur le point de le faire. Vous pensiez retrouver votre place. Et voilà que vous vous sentez plus en décalage ici que vous ne l'étiez là-bas.

Pourquoi le retour est-il parfois plus dur que le départ ?

Au départ, tout le monde s'attend à ce que ce soit difficile. On se prépare, on se renseigne, on est indulgent avec soi-même. Au retour, personne ne s'y attend, pas même vous. Rentrer chez soi, qu'y aurait-il de compliqué ?

C'est précisément ce qui rend le retour déroutant. On parle de choc culturel inversé : on revient changé dans un pays qui, lui aussi, a changé, et les deux ne se reconnaissent plus tout à fait.

Ce qui a changé : vous, et le pays

Des années ailleurs transforment la manière de voir les choses : le rapport au travail, à l'argent, au temps, à ce qui est normal. Ce qui vous paraissait évident avant de partir vous surprend maintenant, parfois vous agace.

Pendant ce temps, la vie ici a continué sans vous. Les prix, les habitudes, les sujets de conversation, les amis qui ont eu des enfants, déménagé, changé. Vous revenez dans un endroit familier où vous n'avez plus tout à fait de place réservée.

Quand les proches ne comprennent pas

Ce que vous avez vécu là-bas les intéresse cinq minutes. Ensuite, la conversation passe à autre chose, et vous gardez pour vous une partie importante de votre vie. Certains vous trouvent changé. D'autres attendent que vous redeveniez comme avant.

Il est difficile de se plaindre d'être rentré. Alors on se tait, et on se sent un peu étranger au milieu des siens.

  • l'impression de ne plus avoir les mêmes centres d'intérêt que vos amis
  • la nostalgie de la vie là-bas, qu'on n'ose pas avouer
  • la sensation d'avoir perdu un statut, un rythme, une liberté
  • la difficulté à expliquer pourquoi ce retour est compliqué

Ce qu'on laisse derrière soi

Rentrer, c'est aussi quitter quelque chose : une version de soi, un quotidien, des amis, une lumière, une manière de vivre. Cette perte mérite d'être reconnue, même si le retour était choisi.

Ce qui aide, c'est de comprendre ce qui a changé en vous, ce que vous voulez garder de ces années ailleurs, et ce que vous acceptez de laisser. Le retour devient alors moins un retour en arrière qu'un nouveau départ, sur un terrain que vous croyez connaître.

Avant de rentrer, ou juste après : ce qu'une séance peut apporter

Si vous hésitez encore, une séance peut vous aider à préparer la décision : pour qui rentrez-vous, pourquoi maintenant, qu'attendez-vous de ce retour ? Si vous êtes déjà rentré, on regarde ce qui vous met en décalage, et comment reconstruire une place qui tienne compte de la personne que vous êtes devenue.

Les séances ont lieu en visio, en français, où que vous soyez : là-bas, ici, ou entre les deux.

À retenirSe sentir étranger chez soi après une expatriation est fréquent et rarement dit. Ce n'est pas un retour raté : c'est le temps qu'il faut pour que la personne que vous êtes devenue trouve sa place.

Vos questions sur ce sujet.

Combien de temps dure le choc du retour ?

Cela varie beaucoup selon la durée de l'expatriation, les raisons du retour et ce qui vous attendait en rentrant. Pour certains, quelques semaines ; pour d'autres, bien plus. Ce qui compte, c'est de ne pas rester seul avec ce décalage.

Je n'ai pas encore décidé de rentrer. Une séance a-t-elle du sens ?

Oui. Préparer la décision est souvent le meilleur moment pour en parler, avant que le déménagement et les démarches ne prennent toute la place.

Les séances sont-elles possibles une fois rentré en France, en Belgique ou en Suisse ?

Oui. Tout se passe en visio, en français, depuis le pays où vous vivez. Les créneaux s'affichent à votre heure au moment de la réservation.