Expatriés · 6 min de lecture

Un parent qui vieillit en France, et vous qui vivez loin

Au téléphone, la voix a changé. Les nouvelles sont moins bonnes, ou simplement moins claires. Vous êtes à des heures d'avion, et une question ne vous lâche plus : est-ce que je devrais être là-bas ?

La distance devient plus lourde avec l'âge des parents

Partir à l'étranger se fait souvent quand les parents sont en forme. Les années passent, et un jour la distance change de nature. Ce qui était un éloignement devient une absence, au moment où l'on aimerait être présent.

Une hospitalisation, une chute, une perte d'autonomie, une mauvaise nouvelle médicale : chaque appel peut faire basculer la journée, et il faut ensuite reprendre son travail comme si de rien n'était.

La culpabilité, et ce qu'elle fait

La culpabilité est presque toujours là. Elle se nourrit de petites choses.

  • ne pas pouvoir accompagner aux rendez-vous importants
  • laisser un frère ou une sœur resté en France tout gérer
  • écourter les vacances, ou ne pas pouvoir venir
  • les décisions prises à distance, sans avoir tout vu
  • la peur de ne pas être là au moment où il le faudrait

Rentrer, ou pas ?

La question du retour se pose tôt ou tard. Elle touche tout : le couple, les enfants, le travail, la vie construite ailleurs. Et elle se pose souvent dans l'urgence, au pire moment pour décider sereinement.

Il n'y a pas de bonne réponse universelle. Il y a la vôtre, qui dépend de ce que vous pouvez porter, de ce que votre parent souhaite, et de ce que vous pourrez vivre avec ensuite.

Être présent autrement

Quand on ne peut pas être là physiquement, on peut chercher d'autres manières d'être présent : des appels réguliers et vrais, des séjours organisés au bon moment, un partage plus juste des tâches avec la fratrie, un relais de confiance sur place.

Et accepter que la présence parfaite n'existe pas, même pour ceux qui vivent à côté.

Ce qu'une séance peut vous apporter

Un endroit pour déposer ce que vous portez, sans avoir à rassurer qui que ce soit. On regarde votre culpabilité sans la nourrir, ce que vous pouvez faire concrètement, et la décision qui se profile, pour qu'elle soit prise en conscience plutôt que dans l'urgence.

En français, en visio, sur un créneau qui s'adapte à votre journée.

À retenirVivre loin d'un parent qui vieillit n'est pas un abandon. C'est une situation difficile qui mérite qu'on s'y arrête, pour trouver une manière d'être présent qui soit juste, pour lui comme pour vous.

Vos questions sur ce sujet.

Je culpabilise de ne pas être auprès de mon parent. Est-ce normal ?

Oui, c'est très fréquent chez les personnes qui vivent loin. La culpabilité dit votre attachement ; elle ne dit pas forcément que vous faites mal les choses. Elle mérite d'être comprise pour ne pas vous paralyser.

Pouvez-vous m'aider à décider si je dois rentrer ?

Je ne décide pas à votre place, mais je peux vous aider à y voir clair : ce que vous voulez, ce que vous craignez, ce que votre parent souhaite, et ce que vous pourrez assumer ensuite.

Et si ça ne va vraiment pas ?

Cet accompagnement est non médical et n'est pas un dispositif d'urgence. Si vous êtes en danger ou si vous pensez à vous faire du mal, contactez sans attendre les services d'urgence du pays où vous vivez.