La procrastination n'est pas de la paresse
Les personnes qui procrastinent sont souvent très actives. Elles évitent une tâche précise, pas le travail en général. Et elles en souffrent, parce qu'elles savent ce qu'il faudrait faire.
La procrastination est moins un problème d'organisation qu'un problème d'émotion : on évite ce qui provoque un inconfort.
Ce qu'on évite vraiment
Derrière une tâche repoussée, il y a souvent autre chose.
- la peur de mal faire, ou de ne pas être à la hauteur
- la peur que le résultat soit jugé
- l'ennui ou le manque de sens de la tâche
- une décision qu'on n'a pas envie de prendre
- le flou : on ne sait pas par où commencer
- un désaccord intérieur : on ne veut pas vraiment le faire
Le cercle de la culpabilité
Plus on repousse, plus la tâche grossit dans la tête. Plus elle grossit, plus elle fait peur. Et plus elle fait peur, plus on la repousse. S'y ajoute la culpabilité, qui fatigue et rend l'action encore plus difficile.
Les conseils d'organisation aident parfois, mais ils échouent souvent parce qu'ils s'attaquent au planning, pas à ce que la tâche réveille.
Sortir du cercle
Ce qui aide le plus : comprendre ce que la tâche représente pour vous, la découper en premiers pas ridiculement petits, accepter de la faire imparfaitement, et se traiter avec moins de sévérité.
Parfois aussi, la procrastination signale qu'une tâche ou un projet ne vous correspond plus. Elle mérite alors d'être écoutée, pas combattue.
Ce qu'une séance peut vous apporter
On regarde ensemble ce que vous repoussez, ce que cela vous fait ressentir, et ce qui vous empêche d'avancer. On cherche un premier pas concret, adapté à vous, et ce qui pourrait rendre la suite plus légère.
Sans vous faire la morale : vous le faites déjà assez vous-même.
À retenirProcrastiner n'est pas un manque de volonté. C'est souvent une façon d'éviter une émotion. La comprendre est plus efficace que de se forcer.