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Relation toxique, dépendance affective : quand on n'arrive pas à partir

Vous savez que cette relation vous fait du mal. Vos proches vous le disent aussi. Et pourtant, vous restez, vous revenez, vous espérez que ça change. Vous ne comprenez pas vous-même pourquoi.

Quand parle-t-on de relation toxique ?

Le mot est très utilisé, parfois trop. Il ne s'agit pas de coller une étiquette sur quelqu'un. On parle d'une relation, amoureuse, amicale, familiale ou professionnelle, dans laquelle on se sent régulièrement diminué, inquiet, coupable ou épuisé.

Ce qui compte n'est pas le mot, mais ce que vous vivez : est-ce que cette relation vous permet d'être vous-même, ou est-ce que vous vous effacez pour la maintenir ?

Les signes qui reviennent souvent

Chaque situation est différente, mais certains signes sont fréquents.

  • marcher sur des œufs pour éviter les conflits
  • se sentir responsable des humeurs de l'autre
  • s'isoler peu à peu de ses proches
  • oublier ce qu'on aime, ce qu'on veut, ce qu'on pense
  • revenir après chaque rupture, en se promettant que cette fois ce sera différent
  • douter de sa propre perception des faits

Pourquoi c'est si difficile de partir

On ne reste pas par faiblesse. On reste parce qu'il y a de bons moments, de l'attachement, de l'espoir, parfois de la peur, des enfants, une dépendance matérielle. Et parce que la relation répond, même mal, à un besoin profond : être aimé, ne pas être seul, être important pour quelqu'un.

C'est ce qu'on appelle souvent la dépendance affective : un lien qui fait mal mais qu'on n'arrive pas à lâcher, parce qu'il touche quelque chose de très ancien.

Comprendre pour ne pas revivre la même chose

Beaucoup de personnes remarquent qu'elles retrouvent le même type de relation d'une histoire à l'autre. Ce n'est pas une fatalité. Comprendre ce qui vous attache, ce que vous acceptez et pourquoi, permet peu à peu de choisir autrement.

Il ne s'agit pas de chercher un coupable, ni en l'autre ni en vous, mais de retrouver votre capacité à dire ce qui est bon pour vous.

Ce qu'une séance peut vous apporter

Un espace sans jugement pour dire ce que vous vivez, y compris ce que vous n'osez pas dire à vos proches. On regarde ce qui vous retient, ce dont vous avez besoin, et le premier pas possible, à votre rythme.

Si vous êtes en danger ou victime de violences, contactez d'abord les services d'urgence ou les services d'aide de votre pays. En France, appelez le 17 ou le 112 en cas d'urgence ; le 3919, anonyme et gratuit, écoute les victimes de violences et leur entourage (info.gouv.fr).

À retenirRester dans une relation qui fait mal n'est pas un manque de volonté. Comprendre ce qui vous y attache est souvent le premier pas pour retrouver votre liberté.

Vos questions sur ce sujet.

Comment savoir si ma relation est toxique ?

Plutôt que de chercher une étiquette, demandez-vous comment vous vous sentez dans cette relation, dans la durée : plus vous-même ou moins vous-même, plus en sécurité ou plus inquiet. C'est un bon point de départ pour en parler.

Et si je suis victime de violences ?

Votre sécurité passe avant tout. Contactez les services d'urgence ou les services d'aide aux victimes de votre pays. En France, le 3919 écoute les femmes victimes de violences, gratuitement.

Et si ça ne va vraiment pas ?

Cet accompagnement est non médical et n'est pas un dispositif d'urgence. Si vous êtes en danger ou si vous pensez à vous faire du mal, contactez sans attendre les services d'urgence du pays où vous vivez. En France, le 3114 est gratuit et joignable 24 h/24.